Notes pour l'allocution de l'honorable John Milloy, ministre de la Formation et des Collèges et Universités

Notes pour l'allocution de l'honorable John Milloy, ministre de la Formation et des Collèges et Universités La priorité aux étudiants

Canadian Club, 30 mai 2011

Écoutez le discours du ministre au Canadian Club.

Sous réserve de modifications

L'Ontario a besoin d'un système solide d'éducation et de formation postsecondaires. Sa croissance économique future en dépend. Il faut préparer les étudiants – qu'ils viennent de terminer leurs études secondaires ou qu'ils reprennent leurs études après une pause de plusieurs années – à réussir dans le monde moderne. 

Un monde complexe qui est en pleine évolution – un monde faisant face à de nombreux défis et problèmes exigeant l'attention d'esprits bien formés et cultivés. Certaines professions et entreprises et certains secteurs n'existaient tout simplement pas il y a dix ans; les spécialistes nous disent par ailleurs que soixante-dix pour cent des nouveaux emplois exigeront de leurs titulaires qu'ils fassent des études et acquièrent une formation après leurs études secondaires.

La bonne nouvelle, c'est que l'Ontario possède l'un des meilleurs systèmes d'éducation postsecondaire au monde et un réseau de collèges et d'universités reconnus pour leur excellence. Le système d'apprentissage ontarien, pour sa part, a doublé de taille depuis l'arrivée au pouvoir de notre gouvernement et il favorise la création d'un secteur des métiers spécialisés fort.

Et la nouvelle qui devrait nous réjouir encore davantage, c'est que l'Ontario a un gouvernement et un premier ministre qui sont résolus à faire en sorte que cette excellence se perpétue.

Rien de nouveau dans tout cela. Notre premier ministre a mérité le droit d'être appelé le champion de l'éducation; il a reconnu dès le départ qu'un système d'éducation solide était essentiel pour l'avenir de l'Ontario. Mentionnons les réalisations suivantes au palmarès actuel de notre gouvernement : diminution de l'effectif des classes au palier élémentaire, amélioration des résultats aux tests, augmentation du taux d'obtention de diplôme d'études secondaires et introduction de la maternelle et du jardin d'enfants à temps plein.

En 2005, notre premier ministre a aidé à lancer Vers des résultats supérieurs, le plus important investissement dans l'éducation postsecondaire depuis plus de deux générations. Cet investissement, qui s'ajoute aux autres investissements que nous avons consentis au fil des ans, a permis d'augmenter de 60 000 le nombre d'apprentis et de 140 000 le nombre d'inscriptions dans les collèges et les universités de la province. Ces apprentis et ces étudiants suivent leurs cours dans de nouveaux centres de formation, bibliothèques, laboratoires et salles de cours. L'Ontario peut fièrement affirmer avoir le plus haut taux de participation aux études postsecondaires au monde.

Mais ces résultats ne satisfont pas notre premier ministre. Il veut que 70 pour cent de la population aient suivi une éducation ou une formation postsecondaires.

Alors, comment y arriver? Comment aller de l'avant? Vers des résultats supérieurs a pris fin. En effet, j'ai eu le plaisir il y a 18 mois de faire part de la réussite globale du programme à ce même auditoire, c'est-à-dire au Canadian Club.

Aujourd'hui, je voudrais vous parler de l'avenir, soit de la prochaine étape dans l'évolution du système d'éducation postsecondaire de l'Ontario et du nouveau plan quinquennal que notre gouvernement lance. Non, le programme ne s'appellera pas Vers des résultats encore plus élevés – même s'il aurait été tentant de l'appeler ainsi. Nous avons plutôt choisi un meilleur titre, qui traduit fidèlement le but que nous nous fixons.

Le programme s'appelle La priorité aux étudiants – et c'est notre réponse à ce qui est, d'après moi, le but fondamental des familles ontariennes lorsqu'il s'agit d'éducation postsecondaire – un but qui se résume à une seule phrase :

« Je veux que mes enfants poursuivent leurs études et obtiennent un bon emploi. »

Ce concept simple est le fondement du plan que je souhaite vous exposer aujourd'hui.

Ce concept repose sur l'idée de la « poursuite des études », c'est-à-dire de l'acquisition de connaissances et de formation au-delà du niveau secondaire. Et si vous demandez aux Ontariennes et aux Ontariens quelle est la première préoccupation quant à aller au collège ou à l'université, je crois que la réponse serait très simple : le coût.

Pour ma part, je ne contesterai jamais que la question du coût des études est un facteur important qui est pris en compte dans la décision de poursuivre ou non ses études. Et c'est exactement pour cette raison que nous avons plafonné les droits de scolarité, mis en place l'un des programmes d'aide aux étudiants les plus généreux au pays, assoupli le programme de remboursement des prêts étudiants et demandé aux établissements d'enseignement de fournir une aide complémentaire aux étudiants qui en ont besoin.

Des changements assez révolutionnaires ont été apportés au RAFEO au cours des sept dernières années et demie, car le système dont nous avons hérité se portait très mal.

à titre d'exemple, lorsque nous sommes arrivés au pouvoir, un étudiant universitaire venant d'une famille de la classe moyenne, ayant un revenu de 70 000 $ par année, était admissible à des prêts de quelque 4 300 $. Compte tenu des changements que nous avons apportés au système au fil des ans, ce même étudiant est aujourd'hui admissible à une aide financière de plus de 12 000 $, la moitié de cette aide étant accordée sous la forme de subventions.

Aucun étudiant satisfaisant aux critères d'admission ne devrait se voir refuser l'accès au collège ou à l'université pour des raisons financières. C'est un engagement que nous avons pris il y a huit ans et je vous assure que notre politique future en matière de droits de scolarité et d'aide financière aux étudiants continuera de le refléter.

Le coût n'est qu'un des défis que pose la « poursuite des études ». Nous devons aussi veiller à ce que les Ontariennes et les Ontariens connaissent les options qui s'offrent à eux, outre le collège et l'université. Pour qu'un travailleur mis à pied ayant quitté l'école il y a de nombreuses années puisse « poursuivre des études », il lui faudra peut-être d'abord s'améliorer en alphabétisation et formation de base. Voilà pourquoi notre plus récent budget comportait un financement frais considérable dans ce domaine.

Pour d'autres personnes, la « poursuite des études » peut revêtir la forme d'une formation en apprentissage et des nombreuses possibilités menant à des emplois bien rémunérés et à l'acquisition de compétences et de qualifications qui leur seront utiles tout au long de la vie. Voilà pourquoi nous offrons un ensemble d'incitatifs financiers destinés aux employeurs et aux apprentis dont le but est de favoriser l'intérêt pour les métiers. à cet égard, notre nouveau plan met l'accent sur la nécessité pour les apprentis de poursuivre leur formation jusqu'au bout. C'est ce qui explique que nous mettions sur pied l'Ordre des métiers, un organisme d'autoréglementation qui confie au secteur des métiers lui-même la tâche d'encadrer les métiers spécialisés, de recruter davantage d'apprentis et de prendre les moyens voulus pour que ces apprentis continuent jusqu'au bout l'excellente formation qui leur est offerte.

« Poursuivre ses études » suppose également la reconnaissance du rôle de l'apprentissage tout au long de la vie ainsi que de l'importante contribution d'autres acteurs tels que les employeurs, les syndicats et les collèges privés d'enseignement professionnel, au plan de la formation annuelle de milliers d'Ontariennes et d'Ontariens.

Comment alors inciter les jeunes à « poursuivre leurs études »? Les efforts en ce sens doivent être déployés tôt. Voilà pourquoi il faut se réjouir autant de l'engagement conjoint qu'ont pris le ministère de la Formation et des Collèges et Universités et le ministère de l'éducation en vue de programmes encourageant les élèves à envisager tôt la possibilité de faire des études collégiales ou universitaires ou de suivre des programmes d'apprentissage, et les informant sur les soutiens financiers destinés à les aider à prendre des décisions éclairées.

Cela exige également de continuer d'accorder une aide supplémentaire et de poursuivre les efforts de sensibilisation visant les élèves appartenant à des groupes sous-représentés – les élèves autochtones, les élèves handicapés, les pupilles de la Couronne, les élèves francophones qui souhaitent étudier en français et les élèves qui sont les premiers de leur famille à fréquenter le collège ou l'université ou à suivre un apprentissage. Nous devons insister sur le fait que le système postsecondaire appartient à toute la population ontarienne.

Enfin, « poursuivre ses études » ne peut se faire que si les élèves, une fois arrivés au collège ou à l'université, y trouvent une place. Voilà pourquoi, malgré un contexte budgétaire extrêmement difficile, notre gouvernement s'est engagé à financer la création de quelque 60 000 places supplémentaires dans les établissements d'enseignement, places qui seront nécessaires pour satisfaire à la croissance d'effectifs au cours des cinq prochaines années.

Tout n'est pas seulement une question de budget de fonctionnement. Le gouvernement met la dernière main à un plan d'infrastructure et pour la première fois dans l'histoire de l'Ontario, les collèges et les universités seront pris en compte dans les engagements financiers en matière d'immobilisations à long terme du gouvernement. Nous concentrerons d'abord notre attention sur les besoins de croissance immédiats tout en continuant à travailler avec les établissements d'enseignement à élaborer des priorités à moyen et à long terme qui cadrent avec les besoins globaux de la province.

Il ne s'agit évidemment pas seulement de faire en sorte que les établissements d'enseignement accueillent davantage d'étudiants. Il faut que ces établissements dispensent une formation de qualité qui préparera les étudiants à occuper des emplois gratifiants.

En accordant la priorité aux étudiants, on veillera à ce qu'ils aient accès à une vaste gamme de cours et de programmes et à ce qu'ils puissent passer facilement d'un établissement à un autre ainsi que du système collégial au système universitaire et vice versa. Voilà ce qui explique l'importance que nous accordons à un système ontarien de transfert de crédits mieux adapté.

Au cours des cinq prochaines années, en étroite collaboration avec nos partenaires des milieux collégiaux, universitaires et étudiants, nous investirons près de 74 millions de dollars pour élaborer des programmes et des soutiens qui permettront aux étudiants de naviguer au sein du système et d'obtenir la pleine reconnaissance des compétences acquises, et ce, beaucoup plus facilement qu'à l'heure actuelle.

L'accès à une vaste gamme de cours suppose également l'élaboration d'un plus grand nombre de cours en ligne. à cet égard, nous sommes sur le point de pouvoir lancer l'Institut ontarien de l'enseignement en ligne.

Comme vous êtes nombreux à le savoir, nous avons récemment nommé Maxim Jean-Louis comme conseiller spécial pour la création de l'Institut et nous comptons rendre public son rapport final sous peu. Je voudrais remercier Maxim pour ses efforts inlassables et pour l'intérêt que ce travail a suscité au sein du secteur. L'Institut servira de centre d'échanges et de coordination pour le grand nombre de cours en ligne qui existent déjà et il fournira le soutien nécessaire à l'élaboration rapide d'autres cours en ligne de qualité dans les collèges et les universités.

La qualité est effectivement le fondement du programme La priorité aux étudiants. Les étudiants méritent un enseignement stimulant qui leur permette d'acquérir les compétences nécessaires pour réussir dans l'économie moderne. L'un des objectifs de la nouvelle stratégie est de travailler avec les étudiants, le corps professoral et les établissements d'enseignement à cerner et à évaluer les éléments essentiels de l'excellence dans l'enseignement, afin d'améliorer ce dernier dans son ensemble.

Je voudrais être très clair. En liant l'éducation postsecondaire à l'emploi, je ne veux pas du tout laisser entendre que les seuls programmes auxquels il vaut la peine de s'inscrire sont les programmes qui aboutissent directement à une carrière. En tant que fier titulaire d'un doctorat en histoire moderne, avec spécialisation dans la Guerre froide, je suis un ardent défenseur de tous les domaines d'études, y compris les lettres et les sciences humaines.

Ce qui importe, c'est que chaque programme – qu'il s'agisse d'ingénierie et de mécanique automobile ou de philosophie et de théologie – soit enseigné de façon à permettre aux étudiants d'acquérir les compétences exigées par l'économie moderne et de connaître les nombreuses portes que leur ouvrent leurs études et leur formation.

Cela veut dire que l'apprentissage par l'expérience, les stages, les programmes d'enseignement coopératif et les certificats collégiaux de deuxième cycle sont des éléments éducatifs importants.

Nous devons nous assurer que notre système donne des résultats. Mais avant de parler d'un système qui « donne des résultats », nous devons nous demander si nous avons en Ontario un « système » postsecondaire ayant atteint le degré de maturité voulu.

Les divers collèges et universités de l'Ontario se sont spécialisés dans un ensemble de domaines particuliers. Pour le meilleur et pour le pire, nous avons jusqu'ici financé les établissements d'enseignement selon une formule fondée sur le nombre d'inscriptions, ce qui signifie que l'une des principales façons pour un établissement d'obtenir davantage de fonds gouvernementaux a été d'accueillir davantage d'étudiants.

Cette approche a donné des résultats impressionnants : inscription dans les établissements d'enseignement de dizaines de milliers de nouveaux étudiants chaque année et mise en place de nouveaux programmes d'études de premier et de deuxième cycles, d'écoles professionnelles, de campus satellites et d'immobilisations. Si nous nous sommes réjouis de cette croissance, nous ne pouvons pas dire qu'elle ait toujours été bien planifiée ou qu'elle ait bien cadré avec les intérêts provinciaux ou les domaines d'excellence institutionnelle.

Qu'il me soit donc permis de formuler certaines hypothèses.

Qu'adviendrait-il si nous ne forcions pas nos établissements d'enseignement à croître à tout prix et si nous leur demandions plutôt de se concentrer sur leurs forces?

Qu'adviendrait-il si nous accordions tous à l'excellence en enseignement la même importance qu'à l'excellence en recherche?

Qu'adviendrait-il si nous avions une discussion sérieuse et franche avec nos collèges et nos universités sur leurs plans futurs? Dans quels secteurs la croissance devrait-elle se manifester? Qui a vraiment besoin de nouveaux programmes ou d'écoles professionnelles et d'écoles de cycle supérieur? Quels sont le mandat et la raison d'être de chaque établissement d'enseignement au sein du système d'éducation dans son ensemble? Comment pouvons-nous aider nos collèges et nos universités à utiliser les outils que sont le transfert de crédits et l'apprentissage en ligne pour permettre aux étudiants d'avoir accès au meilleur enseignement que peuvent offrir d'autres établissements?

Voilà ce que notre nouveau plan propose de faire.

à compter de cet automne, en collaboration avec chaque collège et chaque université, et en nous appuyant sur les meilleurs conseils de tierces parties, nous voulons négocier des ententes de mandat et d'inscription individuelles. Il s'agira d'une première étape vers l'élaboration d'un cadre régissant l'évolution de notre système d'éducation qui s'appuiera sur les principes de la qualité et de la viabilité et, surtout, sur le meilleur intérêt des étudiants.

Il va sans dire que tous les collèges et universités devraient pouvoir offrir un ensemble complet de programmes de base, en particulier au niveau du premier cycle et d'entrée. Il va sans dire aussi que les études de deuxième et de troisième cycle doivent continuer à prendre de l'ampleur et que les activités de recherche doivent s'intensifier tant dans les collèges que les universités. Accorder la priorité aux étudiants exige cependant que nous concentrions d'abord nos ressources sur les points forts des établissements d'enseignement pour qu'ils offrent collectivement aux étudiants ontariens une souplesse, une qualité et un choix optimaux.

Prenons le cas des campus satellites. Chacun s'entend pour reconnaître que la présence d'un collège ou d'une université dans une collectivité peut aider celle-ci si elle est insuffisamment desservie.

Mais au lieu que ce soit les collectivités et les établissements d'enseignement qui choisissent l'emplacement du prochain campus satellite, pourquoi ne pas faire l'inverse? Pourquoi le gouvernement – en tenant soigneusement compte des plans de croissance provinciaux – ne cernerait-il pas les principales collectivités où des campus satellites pourraient être créés et ne collaborerait-il pas avec les parties intéressées à élaborer un modèle qui servirait bien les intérêts des étudiants locaux tout en protégeant l'établissement d'enseignement de la concurrence inutile des universités et des collèges avoisinants?

Ce n'est qu'un exemple de la nouvelle approche que nous comptons adopter.

Et effectivement, cela veut dire que le gouvernement pourra rejeter les demandes qui ne cadrent pas avec les priorités établies pour l'ensemble du système. Les étudiants ontariens seront cependant assurés de cette façon que notre système d'éducation évolue en privilégiant la qualité et l'excellence.

Les ententes de mandat s'accompagneront de nouvelles ententes pluriannuelles de reddition de comptes qui seront négociées avec chaque collège et chaque université. Aux termes de ces ententes, chaque établissement d'enseignement se verra fixer des jalons et des objectifs pour les domaines clés liés aux buts de cette nouvelle stratégie, tels que l'excellence dans l'enseignement, et le financement auquel ils auront droit à l'avenir sera fonction de l'atteinte de ces jalons et objectifs.

Le mode de financement constitue évidemment le dernier morceau du casse-tête. La nouvelle approche que nous vous avons présentée aujourd'hui exigera une modernisation de la formule de financement, laquelle ne devra plus récompenser simplement la croissance à tout prix, mais plutôt veillera à ce que nous atteignions nos buts dans des domaines comme l'enseignement et la qualité globale et que nous aidions les établissements d'enseignement à réaliser leurs mandats et leurs plans à long terme.

Les formules de financement peuvent sembler bien éloignées des préoccupations des parents qui souhaitent tout bonnement que leurs enfants poursuivent leurs études et obtiennent un bon emploi. Or, si nous parvenons à nos fins et si notre système d'éducation postsecondaire continue à évoluer de façon à récompenser l'excellence et à mettre l'accent sur nos atouts, ce seront les étudiants de tout l'Ontario qui seront gagnants.

L'Ontario a bien des motifs de se réjouir de sa situation et c'est au leadership dont a fait preuve un grand nombre d'entre vous – administrateurs, membres du corps professoral et étudiants – que nous le devons. Notre système d'éducation postsecondaire fait l'envie du monde et il est trop important pour l'avenir de notre province pour qu'il subisse des réductions budgétaires et soit négligé comme cela a été le cas sous des gouvernements précédents.

L'éducation – à tous les niveaux – a été l'un des domaines ayant le plus retenu l'attention de notre gouvernement. Je suis très fier des progrès que nous avons accomplis et je peux vous assurer que sous le leadership du premier ministre, nous maintiendrons le cap et nous continuerons de progresser.

Au cours des huit dernières années, nous avons édifié en Ontario un système d'éducation et de formation postsecondaires d'excellente qualité et très compétitif.

Nous devons ce succès à la décision de faire cause commune. Nous devons poursuivre dans la même voie au cours des années qui viennent et édifier ensemble un système encore plus solide et intelligent qui accorde la priorité aux étudiants.